Un bleuet loin du fjord

Sunday, July 29, 2007


(English below)

Les ritals (ritaux?) appellent la tomate "pomodoro", ce qui se traduit littéralement par "pomme d'or". Or, un de nos deux plants de tomates est un plant de tomates jaunes, dont les fruits (ce ne sont pas des légumes) sont plus appropriés pour une telle appellation (non contrôlée). Étant donné que ce ne sont pas des tomates cerises (faut pas dire "raisins" en français, il faut mentionner qu'en anglais les tomates dites italiennes sont des plum tomatoes (tomates prunes), et ils ont aussi des cherry tomatoes (tomates cerises) et même des strawberry tomatoes (tomates fraises), en plus des grape tomatoes qui sont supposément plus petites et plus sucrés que les cherry tomatoes), elles prennent plus de temps à mûrir. Voici donc notre première tomate jaune:

Mais on ne la mangera probablement pas, à cause de ceci:

Il semble que plusieurs fruits de ce plant (mais pas tous) aient le même problème; voici la première grosse tomate qu'on a enlevé avant qu'elle jaunisse:

Alors, pour les experts en jardinage, ou en botanique, ou même pour les employés de chez Botanix: qu'arrive-t-il à nos tomates jaunes et que peut-on faire pour sauver un partie de notre récolte?


OK, since all the pictures are above I'll make it short. Wops (and other Italians) call tomatoes "pomodoro", which translates to "golden apple". We got yellow tomatoes that, in theory, fit that description closer than regular tomatoes. But, as you can see in the pictures, something's wrong with our tomato plant. So if anyone knows what the problem is and how to possibly fix it, please leave a comment (or contact me directly).

Oh, and here's a pic, just for fun:

For those who missed Campers' Xmas, or, like me last night, dreamed that there was still snow in the Saguenay on August 1st... OK, next time I'll try to come up with something nice for the English version (did you enjoyed the one pr0n link last time?).

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Tuesday, July 24, 2007

Bande de pervers!

(English below)

Grâce à mon compteur de Sitemeter, je sais vaguement d'où viennent les ceusses qui visitent ce blogue. Hors, dernièrement, google.fr et google.de et d'autres googles étrangers semblent tomber sur ce site avec des recherche de porno assujetties à des erreurs de frappe. Tout ça possiblement parce que je me plaignais de la disparition de la porno "soft" en semaine à TQS (sans 100 limites, La fin du monde est à 7 heures et les vieux Simpsons en Québécois, y reste pas grand chose à regarder sur ce poste) en revenant du congé de Pâques. Bien sûr, on ne trouvera pas de nichons ou de nounes sur mon site. Mais juste pour calmer une fois pour toutes tous ces pervers Européens (on voit des tetons à la plage et dans les annonces de shampooing chez eux, torvice, c'est pas dur de trouver quelque chose pour se rincer l'oeil), v'là un lien (pour les âmes sensibles, ça ne tombe pas directement sur du cul) pour satisfaire ce qui ne se commande pas, comme disait Brassens.


Ceiling cat is watching you masturbate. I mean, my Sitemeter counter tells me who's visiting this blog and how they reached it. But today I got like half a dozen hits from various European perverts with crummy typing skills looking for pr0n. Why? Who knows! You can freaking see full frontal nudity in shampoo ads on the other side of the pond. How did they get here? Possibly because I mentioned that TQS had replaced its weekday late night softcore programs with Guy Fournier (now that's unsexy). Of course, there will never be tits, or boobies or pussies on this blog. So here's one link (NSFW) to put an end to all this perversion. Sorry about the brain damage, sickos!

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Monday, July 23, 2007

Note non-paramétrique

(English below)

J'ai ouvert ma copie de Practical Nonparametric Statistics, troisième édition de Conover comme ça, et j'y ai trouvé une note disant qu'Ivo me doit cinq piasses et son âme. Je suis pas mal sûr qu'il m'a rendu le 5 dollars depuis des lunes, mais me semble que je n'ai pas possession de son âme. Va peut-être falloir que j'aille à la cour des damnés pour reprendre mon dû...


I just cracked open my old Practical Nonparametric Statistics and found a note in it, written by my old self (I can tell by the neater handwriting), stating that "Ivo owes me 5 bucks and his soul". I'm pretty sure I got the five dollars back a long time ago, but I don't think the soul is in my possession. I may have to file a suit at the infernal court, in front of the Jury of the Damned" to reclaim my due...

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Saturday, July 21, 2007

Airelles bâtardes

(English version below)

Le temps des fraises est passé vite en maudit, si bien que les fraises régionales ont disparues en deux semaines des épiceries et en trois des marchés locaux. Ce qui m'a déçu beaucoup, parce que me semble que depuis quelques années, du moins au Québec, on a des fraises locales pendant tout l'été (la première fois que j'ai vu des fraises en août, c'était à Umeå, en Suède, il y a maintenant 13 ans). Ici le monde se précipite déjà sur les grosses fraises en plastique des States, parce qu'elles ne sont pas chères (on se contrecrisse apparemment qu'elles ne soient pas mangeables).

Mais les framboises sont déjà là depuis deux fins de semaine au moins à Saint-Jacobs, sauf que je n'en mange pas. C'est aussi le cas des "bleuets" ontariens, la plupart cultivés. Il y en a peu de "sauvages" (on en a vu seulement la semaine dernière) et ils sont chers en petit péché. Tout ça pour dire que ma blonde souffrant de déficience aigüe d'airelles à feuilles étroites, on a acheté un petit casseau de grosses baies bleu foncé. Ce sacrilège impardonnable, on l'a regretté depuis. D'abord le goût que j'aurais pensé être au moins uniforme ne l'est pas: il va de l'insipide au pâteux un peu aigre. Ensuite, par leur taille trop grosse, ces baies ruinent les pancakes, même noyées dans le sirop d'érable. Alors plus jamais on ne fera l'erreur d'acheter des airelles bâtardes (je refuse d'appeler ça des bleuets, d'ailleurs les vrais bleuets ne sont jamais mûrs si tôt avant la Sainte-Anne). Ça va prendre beaucoup plus qu'un pélerinage jusqu'à chez Georges pour ça. Peut-être devrais-je aller voir les moines chez eux pour expier cette faute.

Aujourd'hui, on est passé devant un mariage qui semble avoir eu lieu dans un édifice de la Sunlife. C'est vraiment romantique quand le plus bel édifice que t'as trouvé pour faire tes noces appartient à une compagnie d'assurances. En plus, la limousine était un VUS allongé avec le logo de Coors Light en gros dessus. Ça c'est un mariage qui a de la classe.

Ah oui, le Stilton aux pommes ou poires, ça marche pas vraiment.


Strawberry season was really short this year. Too short in fact. There were local strawberries on the supermarket shelves for less than two weeks, and the farmer's market had them for about 3 weeks. It saddens me, in part because, at least in Quebec, we now have local strawberries all summer long (I should mention, the first time I saw local strawberries in August was in Umeå, Sweden, 13 years ago, I wonder how Janna's doing). But the locals don't seem to care much (except for that one letter published in the Toronto Star 3 weeks ago), they're all eager to buy giant mutated plastic strawberries from the US in bulk because they're so cheap (no one seems to care that they are inedible).

But raspeberries have been on the shelves for two weeks already, which seems early to me, but I don't eat them, though I love to visit my uncle in Jonquière to pick them. Ontario "blueberries" are already at the St-Jacobs market (and elsewhere I guess) too. Most of them are cultivated, and the few "wild" vaccinium berries available (only last week apparently) are really pricy. As my better half's had an acute blueberry deficiency, we commited the crime of buying a little basket of these oversized simulacra. It's a mistake we've since deeply regretted. For one thing, their taste, which I expected to at least be uniform, goes from bland to somewhat bitter. And they simply ruin pancakes, even when you drown them in maple syrup to compensate. So we'll never commit the sacrilege of buying bastard berries (I refuse to call such things blueberries, for one thing, real blueberries aren't ready so soon before Saint-Anne's feast). I might have to join the Trappist monks in Mistassini to atone for this mortal sin.

As a completely random remark, today we passed by a wedding which seem to take place (at least in part) in a Sunlife building. It's really romantic to see that the best place where you can have a wedding here is the property of an insurance company. Also, their limo was a stretch black SUV with a huge "Coors Light" logo on it. Now that's a classy wedding.

One last thing: apple/pear Stilton doesn't really work. And the kids at school are getting more annoying as the final approaches. Silly kids...

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Wednesday, July 11, 2007

Les beaux rabais de Sobeys...

(English below)

Ça c'est vendeur, oui monsieur!

Ah oui, la semaine dernière, genre lundi matin, j'étais réveillé pas les cris d'un oiseau non-identifié perché dans l'arbre juste devant la fenêtre de ma chambre. Je regarde dehors et je vois-ti pas un beau geai bleu de très proche, pour commencer la journée. Le lendemain, c'était une tronçonneuse qui me réveillait. Apparemment, les nouveaux proprios n'aiment pas les arbres, ni les geais bleus. Il faut dire que les deux arbres des deux côtés l'entrée étaient techniquement mal placés et bloquaient un peu la vue ben ordinaire que trois chambres ont sur l'autre côté de la rue. Mais ça faisait aussi de l'ombre pour garder au frais. Pis ça attirait les oiseaux. Mais, bon, avec les conservateurs au pouvoir, il faut faire tout ce qui est possible pour éviter de respecter Kyoto...

Quant aux araignées mentionnées hier, il semble qu'un gros paquet de toutes petites créatures se soient infiltrée dans l'appart (possiblement aspirées par le climatiseur). J'en avais vu deux au plafond comme ça. Une, j'aurais rien fait, mais pour deux, c'était un arrêt de mort: la peine capitale pour entrée par infraction et squattage. Alors je les écrase, puis je remarque qu'il y a une toile dans l'abat-jour d'une des lampes, et soudainement je me rends compte qu'il y a beacoup plus de petites araignées que je le pensais. Ça m'a pris le reste de la soirée à les éliminer, et je l'avoue, c'est pas un truc qui aide à dormir.


You may look at the picture above to see how special Sobeys' specials can be...

So last week, on Monday I think, I was woken up by the not so beautiful sounds of an unidentified bird, perched in the tree right next to the bedroom window. It turns out it was a beautiful blue jay (not the Toronto kind) a few inches away. The next day I was awoken by the not so beautiful sounds of a chainsaw. Turns out the new landlords (some faceless company) don't like trees or birds. Admittedly, the two trees next to the entrance were badly placed, as they blocked the bedroom (or possibly dining rooms) windows of three apartments each, not that the sight is otherwise interesting or unavailable through other windows. But the trees provided some really needed shade to keep our room cooler. And attracted birds. But I guess that, with Harper in power, one must do everything possible not to respect Kyoto.

About those spiders I mentioned last time: apparently a large number of really tiny ones had managed to get into the apartment (possibly sucked in through the AC, one much bigger one was stopped by the filter). I just noticed two of them on the ceiling by chance, while lying on my very comfy couch. Now, had there been only one, I wouldn't have bothered, but two meant execution time for the arachnids. So I squash them swiftly, then notice there are spider webs on one (then all) of the lampshades, and I realized there were much more than just two tiny spiders. It took me the rest of the evening to exterminate most of them (including two much bigger ones), I finished the rest the next day. But I gotta say that's not the kind of thing that'll help you sleep at night.

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Sunday, July 08, 2007

La fête du Canada

(OK, this time I'll put an English version below, but I seriously thought it'd be more appropriate to be unilingual again)

Moins d'une semaine après mon pas de Saint-Jean, des témoins de Jéhovah se pointaient chez nous le jeudi soir et sont resté jusqu'à lundi le 2 (férié parce que c'était la veille du film Transformers). Ne vous inquiétez pas, je suis tout aussi catholique que jamais. En plus, ils avaient apporté de la bouffe pour nourrir une armée pendant six mois, incluant un brie triple crème "Belle crème" de Portneuf au complet, un machin de la taille d'une assiette, et pas les petites à dessert. La preuve:

Bref, à cause de congrès à Kitchener, les cousins torontois* de ma blonde sont venus passer la fête du Dominion hors du centre de l'univers. Il faut dire que Waterloo autour de la journée du déménagement (phénomène étranger à l'Ontario) ressemble moins à une ville étudiante et beaucoup plus à un rassemblement de colons. Les pauvres gigons à coupe Longueuil s'attroupant autour d'un pick-up sale dans un stationnement de minimail en parlant de chars et de plottes à gaz pendant que leur obèse progéniture s'empiffre de chips et de liqueur (de "Coca" comme diraient les framçais) constituent en effet un phénomène fréquent par les temps qui courent. De toute évidence, les gens plus civilisés quittent la "ville" pour leur chalet. N'aillant pas de résidence secondaire à proximité, on est resté plus ou moins prisonniers de notre appart, fait qu'on a mangé beaucoup pendant quatre jours (et plus) et qu'on a vu des feux d'artifices (des vrais). On a aussi vu un petit chien se faire frapper par un char. Le pitou n'était pas des plus bright, mais il y a deux morales à cette histoire. Primo, la fête du Canada tue de charmant petits pitous, et, secundo, il y a de la bête écrasée en maudit à Waterloo. Que ce soit des marmottes, des lapins, des mouffettes, des écureuils, des chiens ou des chats, il n'est pas rare de trouver des touffes de poils toutes écrapouties sur n'importe quelle rue.

La fin de semaine suivante (celle qui vient tout juste de se terminer avant-hier), on est allé à Toronto rendre le chargeur de batteries oublié aux cousins et magasiner un peu. On a enfin acheté un meuble pour la télé chez Ikea (fini la télé sur sa boîte) ainsi qu'une commode pour serrer nos vêtements (après neuf mois, c'est le temps de sortir des valises). Et quelques vêtements, et des souliers. Comme je l'ai déjà dit, les centres d'achat de Waterloo font encore plus pitié que Place du Saguenay (même quand ils sont plus gros). Ah oui, on a encore mangé beaucoup, partculièrement le plus gros hamburgers (un peu tartare d'ailleurs...) que j'aie mangé à vie je crois.
On a passé une heure à têter dans le traffic Torontois (pour faire 10 kilomètres) pendant le voyage de retour (d'un total de 110 kilomètres en deux heures, faites le calcul). Même avec 10 voies dans le même sens, le monde a de la misère à avancer. Eh misère!

Revenu chez nous, on a fait sauter un fusible (une fiouze en bon français) en passant l'aspirateur tout en climatisant l'appart (non, ce n'était pas dans la même fiche, mais l'électricité est connectée bizarre dans cette piaule). Mauvaise surprise: c'est le genre de fusible ancien qu'il faut remplacer, et non pas le style moderne "interrupteur-qui-saute" (switche en bon français) qui se reclanche d'une shote (mon français est toujours impeccable). Il est dimanche soir, tard. Mais c'est le fusible du frigidaire (pardon, frigo), pis il fait chaud, alors on part en quête d'un fusible 15 Ampères de type D. Premier arrêt, Sobeys: tout plein de 15 A, type P et de 30 A, type D, mais pas ce qu'on cherche. Ensuite, Shopper's Drugmart (Pharmaprix): pas de fusible. L'autre Sobeys sur Bridgeport, encore là, pas le type de fusible qu'il nous faut. Sur le retour, on arrête à la "plazza" de l'université, les étudiants, dont beaucoup d'ingénieurs, doivent ben faire sauter des fusibles à de drôles d'heures itou, il doit bien y avoir quelqu'un qui en vend. Le dépanneur (pardon, magasin de convéniance) du coin en a, mais, fatalité, toujours pas de 15 A, type D... Finalement c'est au Farah Foods (épicerie pas beau, pas bon, très cher) qu'on trouve ce qu'il nous faut (j'imagine qu'à 5 piasses pour 2, c'est de la crosse, alors c'est pour ça qu'il en reste). Notre réfrigérateur et son contenu sont sauvés (particulièrement le reste encore important du Brie triple crème de Portneuf, dont la date d'expiration est l'avant-avant-veille de la fête de l'indépendance américaine).

Ah oui, on a mangé nos deux premières tomates raisins. En voici la photo:

Bon, je pense que ça suffit. Je vous conterai mes histoires d'araignées une autre fois. Je ne voudrais pas faire de cauchemars...
Bien qu'ils ne l'admettront pas, les deux sont nés à Chicoutimi, ce qui en fait des bleuets qui se renient


Less than a week after the non-celebration of Saint-Jean-Baptiste, in the evening of Thursday June 28, Jehovah witnesses came to our humble dwelling and then they stayed until July 2 (which was a holiday as it was the eve of the 89th anniversary of the US Migratory Bird Treaty Act). Do not worry, I am as Catholic as ever. We let them him because they brought enough food to feed an army for six months, including a triple cream Brie from Portneuf the size of a dinner plate (see picture above).

OK, so because there was some sort of gathering in Kitchener, my better half's Tronna cousins* came to visit just in time for Canada Day. But many students and all those who have a cottage somewhere outside of town desert the city for such a celebration, which reduces the local population to mostly rednecks sporting mullets, assembling around dirty pickup trucks in minimall parking lots, dicking around while their fat ugly kids consume tons of chips and colas. In such environment, we somewhat voluntarily confined ourselves to our living quarters while trying to put a dent in our food reserve. Oh and we went to see the fireworks. But then a little dog got hit by a car. The moral of that story: Canada Day kills cute (but not so bright) puppy dogs. But that's OK, because there's tons of roadkill in Waterloo, whether it's bunnies, groundhogs, squirrels, cats, dogs, one more, one less, who cares?

So the following weekend we drove to the center of the universe to return a forgotten battery charger and do some shopping. We finally bought some new furniture at Ikea, including drawers and a TV table (after nine months here it's about time). And more stuff for the kitchen. And some clothes, and shoes. No, I'm not much of a shopper, but the Faubourg Sagamie in Jonquière is better than any Kitchener-Waterloo mall. Oh yeah, we ate tons, again. Including burgers with 1 pound patties (I'm not sure I'm done digesting that one, though I had plenty of time to digest while stuck on the 401, it took the same time to get from Toronto to just outside of Toronto (about 10km), as from there to Waterloo (about 100 km)).

Once we got home, we blew a fuse while vacuuming (turns out the very seperate outlets for the AC and fridge and the third one we used are all on the same one). As it was hot and we could not plug the AC elsewhere, we had to get a new one at night on a Sunday... We tried two different Sobeys, a Shopper's Drug Mart and a convienience store before finding the right 15 A type D fuse at Farah Foods on the university plazza (they probably overprice them a lot, which would explain why they'd be the only one to have those in stock). Oh and we ate our first ripe grape tomatoes (pictured above, no, they were not the size of dinner plates, but of small grapes). I'll spare you the spider stories this time. I don't want anyone to have nightmares.
*they were actually born in Chicoutimi as well, but will never admit to that fact

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